(Herrmann/Bernstein/Prokofiev)

Tabachnik ne s’attarde pas sur les deux mouvements de « Psycho », Prelude et Murder et c’est sans cérémonie qu’ils égrènent sous sa baguette. Cette première impression de désinvolture est cependant totalement trompeuse:  dans les oeuvres suivantes, Bernstein et Prokofiev, dirigée avec une passion sans réserve, Tabachnik se révèle posséder une battue subtile et précise, une gestique ample à même de tour à tour caresser les délicatesses de cette musique et d’en faire surgir toutes les énergies, l’exprimant ainsi dans toutes ses couleurs. Sa direction influence de manière audible les musiciens : au dévouement de Tabachnik, le MDR Sinfonieorchester répond avec précision et minutie jusque dans les moindres nuances. (Leipziger Volkszeitung, 14 avril 2014)